Physalis

Physalis peruviana (famille des Solanaceae)
physalis
coqueret du Pérou, groseille du Cap
vivace

Description du fruit

Le physalis est un fruit largement consommé, surtout frais et en confitures. Il ressemble à une petite cerise jaune-orangée, que l’on retire à maturité d’un calice fermé, membraneuse et verte virant au brun et à un aspect de papier lorsque le fruit arrive à maturité.

Note : Le fruit est comestible et apprécié à maturité, mais les autres parties de cette plante, ainsi que les fruits immatures sont toxiques, comme chez la plupart des plantes de la famille des Solanacées.

Généralités

Le physalis, aussi appelé « cocqueret du Pérou », est une plante herbacée peu décorative, contrairement à une autre espèce bien connue, l’alkékenge, Physalis alkekengi. C’est une plante que l’on peut cultiver pour ses fruits intéressants en zone 9b sans protection. Avec une protection de la souche, sa rusticité reste à tester.

Culture

On trouve le fruit du physalis surtout vendu en tant que fruit exotique, même si sa culture est tout à fait possible dans une large gamme de climats, même cultivé en annuelle comme un plant de tomate.
Le physalis préfère un sol bien drainant.

La plupart des espèces de physalis sont originaires de la région située entre l’Amérique centrale et le sud des États-Unis, seule l’origine de la fleur de lampion (Physalis alkekengi) est supposée se situer en Chine ou peut-être en Europe. La plupart des espèces poussent au Mexique, dont les deux tiers y sont endémiques. Seules douze espèces se trouvent également en Amérique du Sud. De nombreuses espèces se sont répandues au-delà de leur aire d’origine, par exemple Physalis alkekengi se trouve aussi dans le nord-est des États-Unis et Physalis philadelphica a été introduite entre autres en Turquie. Dans le sud de l’Allemagne, des cultures étaient déjà pratiquées à l’époque celtique. Elles poussent entre le niveau de la mer et des altitudes de 2300 ou 2700 m dans des forêts, comme plantes rudérales ou dans des sites perturbés avec végétation secondaire.

Floraison et pollinisation

Les fleurs de physalis sont jaunes, et mesurent environ 2 cm de diamètre. Ces fleurs possèdent des tâches marron-pourpre sur la face intérieur des pétales.

Multiplication

Même si, comme beaucoup de Solanaceae, la physalis se prête parfaitement au bouturage, on préfère généralement le semer.
Un simple coqueret contient comme une tomate beaucoup de petites graines . Pour séparer les graines de la chair, une méthode est de laisser tremper le tout pendant quelques jours dans un verre. Les graines se séparent beaucoup plus facilement ainsi.

Ennemis

Sensible aux aleurodes.

Usages

Parmi les cerisiers vésiculés, il existe peu d’espèces qui ont une importance économique. Il s’agit par exemple de la groseille du Cap (Physalis peruviana), utilisée comme fruit, ou de la tomatillo (Physalis philadelphica), connue surtout au Mexique et dans le sud des États-Unis et cultivée comme légume. Alors que la tomatillo est pratiquement inconnue dans les supermarchés allemands, la groseille du Cap est utilisée comme décoration, notamment en raison de son enveloppe de fruit exceptionnelle. Elle est principalement cultivée en Afrique, en Amérique du Sud, en Inde et à Java et est exportée dans le monde entier. Les autres pays producteurs sont l’Australie, le Kenya, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis et le sud de la France. La principale période de récolte s’étend de décembre à juillet. Elle est généralement commercialisée sous le nom générique de Physalis. Plus rarement, la cerise ananas ou la tomate fraise (Physalis grisea et Physalis pruinosa) est également cultivée comme fruit. Les fruits de la plupart des autres espèces ont un arrière-goût désagréable.

Une utilisation comme médicament contre les maladies urinaires est connue aussi bien dans les livres d’herboristerie européens que dans les cultures américaines. Les baies écarlates de la lampourde (Physalis alkekengi), originaire de Chine ou d’Europe, sont comestibles mais, selon certains auteurs, toxiques ; la plante est appréciée comme fleur coupée ou séchée en raison de ses calices orangés.

Infos en bref

Dimensions, port
hauteur : 1.50 m
étalement : 1.50 m
feuillage : persistant
Résistance au froid
abîmé à : -2.0°C
gèle à : -3.0°C

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