Poire

Pyrus communis (famille des Rosaceae)
poire
poire commune, poire de table

Description du fruit

La poire est un fruit de forme oblongue ou arrondie. Sa peau est généralement jaune-verte, brune ou rouge. La chair de la poire est juteuse, translucide, un peu granuleuse parfois. La poire contient généralement quelques pépins dans son cœur.
On récolte la poire du milieu de l’été jusqu’au début de l’hiver, selon les variétés. Il existe plus de 3000 variétés de poires à travers le monde. Quelques-unes des poires les plus répandues sont :

  • Conférence : Une poire obtenue en Angleterre vers 1770. Elle se récolte en Septembre-Octobre, et possède une chair fine, juteuse et parfumée.
  • Doyenné du Comice : une poire qui mûrit en octobre, de gros calibre et aux très bonnes qualités gustatives.
  • Guyot : une poire très précoce, qui se récolte dès juillet. Peau jaune, et chair juteuse et sucrée.
  • William’s : un fruit de calibre moyen, à peau jaune, à chair fine, juteuse, fondante et bien parfumée. Une poire très répandue et appréciée. La récolte est généralement précoce, à partir de fin août.

Généralités

Pyrus communis, le poirier commun, fait partie de la famille des Rosacées, comme beaucoup d’arbres fruitiers des pays tempérés. (cerisier, pommier, prunier, cognassier, amandier, etc.) Le poirier est probablement originaire du nord de l’Asie centrale, et était déjà cultivé et ses fruits déjà consommés pendant l’antiquité. Le poirier est un arbre fruitier à feuillage caduc et longue durée de vie, pouvant atteindre une vingtaine de mètres de hauteur, mais culminant généralement à 3 à 10 mètres de hauteur en culture, selon la forme choisie.

Culture

Le poirier est l’un des arbres fruitiers les plus répandus en climats tempérés. C’est un arbre pouvant résister à des froids de l’ordre de -30°C et moins. La floraison, assez précoce, est cependant sensible aux gels printanières.
Les poiriers communs préfèrent un sol riche, drainé et restant humide. Une terre profonde est appréciée de cet arbre fruitier.

Floraison et pollinisation

La floraison printanière du poirier est simple et de couleur blanc-rosée. Bien que certaines variétés comme ‘Conférence’ peuvent donner des fruits sans pollinisation, il est généralement conseillé de planter au moins deux variétés de poiriers différentes.

Selon le Pear Bureau Northwest, environ 3000 variétés connues de poires sont cultivées dans le monde. La poire est normalement propagée en greffant une variété sélectionnée sur un porte-greffe, qui peut être d’une variété de poire ou de coing. Les porte-greffes de coing produisent des arbres plus petits, ce qui est souvent souhaitable dans les vergers commerciaux ou les jardins domestiques. Pour les nouvelles variétés, les fleurs peuvent être croisées afin de préserver ou de combiner les caractéristiques souhaitables. Le fruit du poirier est produit sur des pousses qui apparaissent sur des rameaux âgés de plus d’un an.

Multiplication

Les semis de poiriers sont plutôt réservés à l’obtention de porte-greffes vigoureux. Le marcottage, ou plus généralement la greffe est pratiquée pour propager les variétés.

Usages

Les poires sont consommées fraîches, en conserve, sous forme de jus, et séchées. Le jus peut également être utilisé dans les gelées et les confitures, généralement en association avec d’autres fruits, notamment des baies. Le jus de poire fermenté est appelé poiré ou cidre de poire et est fabriqué d’une manière similaire à celle du cidre de pomme. Le poiré peut être distillé pour produire une eau de vie de poire, une eau-de-vie de fruit incolore et non sucrée.

La poire culinaire ou à cuire est verte mais sèche et dure, et n’est comestible qu’après plusieurs heures de cuisson.

Le bois de poirier est l’un des matériaux préférés dans la fabrication d’instruments à vent et de meubles de haute qualité, et il était utilisé pour la fabrication des blocs sculptés pour les gravures sur bois. Il est également utilisé pour la sculpture sur bois, et comme bois de chauffage pour produire une fumée aromatique pour fumer de la viande ou du tabac. Le bois de poirier est apprécié pour les cuillères de cuisine, les pelles et les agitateurs, car il ne contamine pas les aliments par sa couleur, sa saveur ou son odeur, et résiste au gauchissement et aux éclats malgré des cycles répétés de trempage et de séchage. Lincoln le décrit comme « un bois assez dur, très stable… (utilisé pour) la sculpture… les brosses, les poignées de parapluie, les instruments de mesure tels que les équerres et les équerres en T… les flûtes à bec… les touches de violon et de guitare et les touches de piano… le placage décoratif ». Le poirier est le bois préféré des règles d’architecte car il ne se déforme pas. Il est similaire au bois de son parent, le pommier (Malus domestica), et est utilisé à de nombreuses fins identiques.

Histoire

La culture de la poire dans les climats frais et tempérés remonte à l’antiquité, et il existe des preuves de son utilisation comme aliment depuis la préhistoire. De nombreuses traces ont été retrouvées dans les habitations préhistoriques sur pilotis autour du lac de Zurich. En Chine, les poires étaient cultivées dès 2000 avant J.-C.

Le mot poire, ou son équivalent, se retrouve dans toutes les langues celtiques, tandis que dans les dialectes slaves et autres, on trouve des appellations différentes, mais qui renvoient toujours à la même chose – une diversité et une multiplicité de nomenclatures qui ont conduit Alphonse Pyramus de Candolle à déduire une culture très ancienne de l’arbre, des rives de la Caspienne à celles de l’Atlantique.

La poire était également cultivée par les Romains, qui en mangeaient les fruits crus ou cuits, comme les pommes. L’Histoire naturelle de Pline recommandait de les faire mijoter avec du miel et notait trois douzaines de variétés. Dans le livre de cuisine romain « De re coquinaria », on trouve une recette de patine ou de soufflé aux poires épicées et cuites à l’étouffée.

Les poires blanches sont utilisées en France dans la fabrication du poiré. D’autres poires à petits fruits, qui se distinguent par leur maturité précoce et leurs fruits ressemblant à des pommes, peuvent être désignées par P. cordata, une espèce que l’on trouve à l’état sauvage dans l’ouest de la France et le sud-ouest de l’Angleterre.

On pense que le genre est originaire de l’actuelle Chine occidentale, dans les contreforts du Tian Shan, une chaîne de montagnes d’Asie centrale, et qu’il s’est répandu au nord et au sud le long des chaînes de montagnes, évoluant en un groupe diversifié de plus de 20 espèces primaires largement reconnues. Les très nombreuses variétés de poires européennes cultivées sont sans doute dérivées d’une ou deux sous-espèces sauvages, largement répandues en Europe et faisant parfois partie de la végétation naturelle des forêts. Les comptes de la cour d’Henri III d’Angleterre font état de poires expédiées de La Rochelle-Normande et présentées au roi par les shérifs de la ville de Londres. Les noms français des poires cultivées dans les jardins médiévaux anglais suggèrent que leur réputation, au moins, était française ; une variété préférée dans les comptes était nommée d’après Saint Rule ou Regul’, évêque de Senlis.

Références culturelles

Les poires poussent dans le sublime verger d’Alcinoos, dans l’Odyssée (VII, 112-132) :

« Aux côtés de la cour, on voit un grand jardin, avec ses quatre arpents enclos dans une enceinte. C’est d’abord un verger dont les hautes ramures, poiriers et grenadiers, pommiers aux fruits d’or, puissants oliviers et figuiers domestiques, portent leurs fruits sans se lasser ni s’arrêter; l’hiver comme l’été, toute l’année, ils donnent(…) »

Le poirier était un objet de vénération particulier (tout comme la noix) dans le culte des arbres des peuples Nakh du Caucase du Nord – voir la mythologie Vainakh et voir aussi l’Ingouchie – le plus connu des peuples Vainakh étant aujourd’hui les Tchétchènes de Tchétchénie. Les poiriers et les noyers étaient considérés comme les demeures sacrées des esprits bienfaisants dans la religion tchétchène préislamique et, pour cette raison, il était interdit de les abattre.

Infos en bref

Dimensions, port
hauteur : 20.00 m
étalement : 6.00 m
feuillage : caduque
Résistance au froid
abîmé à : -30.0°C
gèle à : -30.0°C

Nutriments et calories
note : poires, crues, a/ pelure

Protéines : 0.39 g
Lipides : 0.4 g
Glucides : 15.11 g
Calories : 59 Kcal
Fibres : 3 g
Eau : 83.81 g
Sucres totaux : 10.5 g
Vitamine A : 2 ER
Vitamine B1 : 0.02 mg
Vitamine B2 : 0.04 mg
Vitamine B3 : 0.1 mg
Vitamine B5 : 0.07 mg
Vitamine B6 : 0.018 mg
Vitamine C : 4 mg
Calcium : 11 mg
Cuivre : 0.113 mg
Fer : 0.25 mg
Magnésium : 6 mg
Manganèse : 0.076 mg
Pectine : 1 g
Phosphore : 11 mg
Potassium : 125 mg
Zinc : 0.12 mg
Acides gras satur : 0.022 g
A.g. monoinsatur : 0.084 g
A.g. polyinsatur : 0.094 g

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